Ce que veut vraiment dire le « dépassement de soi ».

Lorsqu’il était enfant, Charles Rozoy rêvait de devenir champion olympique de natation. Adolescent, il atteint un très bon niveau, mais sans jamais pouvoir intégrer l’élite. A 18 ans, ayant  compris  qu’il ne serait jamais un champion,  il décide « d’aller se rhabiller ».

Puis en 2008, sa vie bascule. Suite à un grave accident de moto, il perd l’usage d’un bras. C’est alors qu’il décide de… reprendre la natation.

Quatre ans plus tard, il décroche la médaille d’or du 100 mètres papillon aux jeux paralympiques de Londres !

Ne voilà-t-il pas une formidable leçon de vie ? La preuve que la détermination et le dépassement de soi peuvent  triompher de tous les obstacles. 

« Le dépassement de soi, c’est triompher de la peur, de la fatigue, de la difficulté, du doute », écrit Charles Rozoy, dans son livre témoignage Comment j’ai réussi à nager le  papillon avec un seul bras sans tourner en rond, 2014), 

La leçon est belle, mais il faut tout même tempérer l’idée du volontarisme qui surmonte tous les obstacles. 

Tout est-il possible grâce au dépassement de soi ? 

Pas vraiment. Adolescent, Charles Rozay était vraiment déterminé à devenir champion et s’est entraîné dur pour cela. Mais il n’a pas atteint son but. Son handicap l’a curieusement remis en selle mais il a dû concourir dans une nouvelle catégorie.

Moralité : la volonté, la détermination et l’entraînement aident à coup sûr à réaliser des exploits et réaliser ses rêves  : mais à condition de savoir jouer dans la bonne catégories et y ajuster ses rêves. 

 Vouloir « se dépasser ».  Il existe un mot en allemand « Bildung » qui désigne cette discipline intérieure qui consiste à ou « se perfectionner », “se surpasser”, “aller au-delà de soi” et dont Jean-Jacques Rousseau ou Emmanuel Kant ont fait une des caractéristiques de l’être humain.

 

 

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