1er Octobre,

Le futur, c’est maintenant
Quand j’étais enfant, le 21e siècle, c’était le futur. On imaginait des voitures volantes, des robots domestiques et des pilules à la place des repas. Aujourd’hui, ça y est : nous y sommes. Le futur est arrivé.
Et rien ne s’est passé comme prévu.
J’essaie d’abord de rassembler mes souvenirs des événements marquants qui ont jalonné ce quart de siècle : le 11 septembre 2001, la guerre d’Irak en 2003, la crise financière de 2008, les révolutions arabes, Daech, Trump 1 et 2, les Gilets jaunes, le covid, la guerre en Ukraine, ChatGPT, Gaza, la montée en puissance de la Chine, la montée des populismes, les inondations, les pics de chaleur… Y a-t-il une logique dans tout cela ?
Ce qui me frappe d’abord, c’est que rien n’avait été prévu. Reprenons dans l’ordre.
1er janvier 2000. Tous ceux qui l’ont vécue se souviennent de cette nuit mémorable où l’humanité a basculé dans le troisième millénaire (« Mais non, le troisième millénaire, ce sera dans un an, le 1er janvier 2001 ! », disaient certains, et ils avaient raison). Qu’importe ! Tout le monde a célébré la première heure de l’an 2000. Le bruit avait couru qu’un grand bug informatique allait paralyser le monde. Mais la « grande peur » du millénaire n’aura été qu’un tout petit frisson. Le bug n’a pas eu lieu.
2001. C’est alors que les événements imprévus commencent à s’enchaîner en cascade. Le 11 septembre 2001, le monde assiste, médusé, à l’écroulement des Twin Towers à New York. Inimaginable, et pourtant vrai.
2003. Guerre d’Irak. Que l’Amérique ait riposté en attaquant l’Afghanistan, dirigé par les talibans et où se cachait al-Qaïda, c’était presque dans l’ordre des choses. Ce qui ne l’était pas, c’est que George Bush et sa clique inventent de toutes pièces un mensonge d’État pour s’en prendre à l’Irak.
2008. L’élection d’Obama : un président noir à la Maison-Blanche ! Un tournant historique. Le signe que l’histoire va dans le bon sens, celui du progrès, de la tolérance, de la démocratie. Voilà du moins ce que pensent les progressistes.
2008-2009. Un krach financier éclate à Wall Street à propos d’une obscure affaire de prêts immobiliers : les « subprimes ». Les experts n’ont rien vu venir. « Comment se fait-il que personne ne l’ait vu venir ? », demande la reine Elizabeth devant un parterre d’économistes. En quelques jours, la crise se répand sur toutes les places financières du monde. « La plus grande crise financière depuis 1929 ! », dit-on. Sauf qu’une fois encore, le scénario attendu ne se réalise pas. Contrairement à 1929, le krach ne précipite pas l’effondrement des économies. Le château de cartes ne s’écroule pas. La croissance repart même assez vite : en 2011, les Bourses ont déjà retrouvé des couleurs et les économies amorcé leur redressement.
2011. L’histoire continue de nous surprendre. Ce printemps-là, les peuples arabes se soulèvent. Ce « printemps arabe », personne ne l’avait prédit. Les dictateurs qu’on croyait intouchables tombent les uns après les autres : Zine el-Abidine Ben Ali, Hosni Moubarak, Mouammar Kadhafi. Mais quelques années plus tard, c’est le désenchantement : en Égypte et en Tunisie, des régimes autoritaires sont de nouveau au pouvoir. La Libye est devenue un État failli. Au Yémen et en Syrie, c’est le chaos.
2014. L’improbable continue. À Mossoul, un inconnu, Abou Bakr al-Baghdadi, passé par les prisons irakiennes, se proclame calife d’un nouvel « État islamique ». La charia est imposée, des exécutions ont lieu en place publique… Et, pour rendre les choses encore plus incompréhensibles, des milliers de jeunes venus d’Europe, d’Afrique du Nord et même d’Asie se précipitent pour rejoindre les rangs des jihadistes. Sommes-nous vraiment au 21e siècle ? L’année suivante, de jeunes hommes radicalisés commettent les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher (janvier 2015), puis du Bataclan (novembre).
2015. Crises migratoires. Des milliers de gens venus d’Afrique, de Syrie, d’Afghanistan, qui s’entassent sur des bateaux pneumatiques au péril de leur vie pour traverser la Méditerranée ou la Manche. Ailleurs, d’autres tentent de franchir la frontière entre le Mexique et les États-Unis, en quête d’une vie meilleure.
2016. Donald Trump est élu président des États-Unis ! Encore une fois, tous les politistes sont pris au dépourvu. Ubu roi à la tête de la première puissance mondiale ! Et nous n’avons encore rien vu : des discours-fleuves délirants, des tweets improbables… Comme beaucoup, je commence à sentir que la fiction a dépassé la réalité, que l’impossible est possible, que l’inimaginable peut se produire.
2020. L’irréel franchit un nouveau cap. Qu’une épidémie puisse se répandre sur toute la planète, les experts savaient que c’était possible. Mais qui pouvait concevoir qu’en réaction, les dirigeants du monde entier mettraient leur économie à l’arrêt et assigneraient leur population à domicile pendant des semaines ? En avril 2020, les entreprises étaient à l’arrêt, les magasins fermés. Dans les avenues désertes de Pékin, Londres ou Paris flottait comme un parfum de fin du monde. Un scénario dystopique. Mais réel.
2022. Le monde semble avoir repris son cours. Ceux qui avaient espéré que plus rien ne serait comme avant ont été déçus. Tout comme se sont trompés les prophètes de l’apocalypse (ou collapsologues) qui annonçaient un cataclysme. Le monde a surmonté le choc. Les affaires reprennent, les échanges entre pays aussi, mondialisation oblige. Business as usual ? Pas vraiment.
Février 2022. Vladimir Poutine lance ses chars à l’assaut de l’Ukraine. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on ne croyait plus possibles en Europe une invasion, des colonnes de chars. Le passé ressurgit d’un seul coup. Et, à peine remis de la surprise et de la sidération, qui aurait prévu que l’Ukraine, avec à sa tête un ancien humoriste, réussirait à bloquer l’offensive de la troisième armée du monde ?
Novembre 2022. La science-fiction débarque dans le monde réel. Le 30 novembre, la société OpenAI lance publiquement ChatGPT. Les Terriens découvrent l’incroyable nouvelle : l’IA a franchi un cap décisif. Une machine parle comme un humain, crée des textes (de la poésie comme des mémoires scientifiques), crée des images. Une semaine plus tard, ChatGPT a déjà conquis un million d’utilisateurs. Aujourd’hui, en 2026, ils sont plus d’un milliard. Depuis, Gemini, Claude, Grok et des dizaines d’autres IA ont vu le jour : elles génèrent de la musique, des images, donnent des conseils et résolvent en quelques heures de vieux problèmes mathématiques sur lesquels butaient les spécialistes depuis des lustres.
2023. On savait que le Moyen-Orient était une poudrière, mais de là à imaginer ce qui allait se passer à Gaza… Lors du massacre du 7 octobre, même l’armée israélienne, pourtant experte en renseignement, a été prise de court. Et comment imaginer la violence inouïe de la riposte : le bombardement de populations civiles, le déplacement forcé de deux millions de personnes, des familles décimées, des habitations rasées ? Toute une histoire qu’on pouvait croire révolue. Et pourtant, cela a eu lieu. L’histoire s’accélère, mais en marche arrière.
En marche arrière ?
2025. Trump est de retour, escorté cette fois de la famille Addams. Entrent au gouvernement Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, qui s’est illustré en faisant un salut nazi à la tribune ; Robert F. Kennedy Jr., un ministre de la Santé antivax ; bientôt un ministre de la Défense masculiniste… Derrière lui, des milliardaires posthumanistes, des chrétiens fanatisés et une base Maga chauffée à blanc.
2026. L’année la plus chaude jamais enregistrée…
Oui, décidément, le futur est bien là. Mais très loin de ce qu’on avait pu imaginer.
Force est d’ailleurs d’admettre que les sciences humaines en général, et L’Humanologue en particulier, n’ont pas fait preuve de plus de clairvoyance que les autres. Ce qui invite à l’humilité et à s’interroger sur notre compréhension de l’histoire en cours.
Mais on peut aussi voir ce premier quart de siècle sous un autre jour. À polariser son attention sur les événements dramatiques et spectaculaires qui agitent l’actualité, on risque de passer à côté d’évolutions plus profondes, et peut-être plus prévisibles.
Vendredi 2 octobre
Les humains ont bien changé
En un quart de siècle, la condition humaine s’est profondément transformée.
Leur nombre, tout d’abord. En l’an 2000, il y avait six milliards d’humains. Aujourd’hui, nous sommes plus de huit milliards 1 ! Deux milliards d’humains de plus, c’est comme si un nouveau continent était apparu (plus peuplé que la Chine et l’Europe réunies !). Les bébés pullulent : chaque année, 130 millions de petits humains voient le jour (l’équivalent de deux fois la population française). Cela peut surprendre, alors qu’on entend partout parler d’effondrement de la natalité. Mais il ne faut pas confondre la chute, bien réelle, du taux de fécondité (le nombre d’enfants par femme) et le nombre global de naissances. Car si les femmes ont effectivement moins d’enfants que leurs mères, elles sont bien plus nombreuses que leurs mères et leurs grands-mères.
Où sont tous ces bébés ? Dans les villes occidentales, on voit à présent plus de chiens en laisse que de bébés en poussette (ne parlons pas de la mode des chiens en poussette…). Les bébés d’aujourd’hui se trouvent surtout dans l’immense Asie, où, malgré un taux de fécondité très bas, les femmes n’ont jamais été aussi nombreuses : un enfant sur deux qui naît est asiatique. L’autre grande pouponnière de l’humanité est l’Afrique (un tiers des naissances). L’Europe ne compte que pour 5 % des naissances. Mais, globalement, le grand retournement démographique s’est enclenché. Dans les années à venir, le nombre de bébés va chuter rapidement. Partout, les écoles commencent à se vider, tandis que les résidences pour personnes âgées vont se remplir.
Car à l’autre bout de la vie se joue aussi une grande transformation. L’espérance de vie continue de s’allonger. Elle atteint aujourd’hui 73,3 ans à l’échelle mondiale 2. C’est un progrès notable : en 2000, elle était de 67 ans, soit un gain de six ans en un quart de siècle ! Fait remarquable : on vit maintenant aussi vieux en Chine (78 ans) qu’aux États-Unis. Les Africains ont gagné dix ans d’espérance de vie depuis l’an 2000, principalement grâce à la baisse de la mortalité, liée notamment aux trithérapies, aux campagnes de vaccination et à l’accès à l’eau potable 3.
L’allongement de l’espérance de vie ne veut pas dire « vieillissement », car l’espérance de vie en bonne santé a elle aussi augmenté 4. On pourrait presque dire que les vieux rajeunissent. Autrefois, après 60 ans, les gens (encore en vie) étaient usés, malades, édentés, perclus de rhumatismes, et marchaient avec une canne. Bref, c’étaient des vieillards. Aujourd’hui, les sexagénaires, les septuagénaires et de plus en plus d’octogénaires sont des « seniors ». Pour eux, une nouvelle vie commence à la retraite.
Samedi 3 octobre
Les nouveaux riches
Jamais les humains n’ont été aussi riches. Je ne parle pas uniquement des multimilliardaires, dont le nombre et la fortune explosent : il y avait environ 500 milliardaires dans le monde en 2000 ; ils sont aujourd’hui 3 500 (sept fois plus nombreux), concentrés aux États-Unis (près d’un millier), mais aussi en Chine (540) et en Inde (250). Leur fortune colossale pourrait faire croire qu’elle s’est bâtie au détriment des pauvres. C’est une erreur de perspective : parallèlement à l’explosion du nombre de riches, la pauvreté s’est effondrée. Les données peuvent surprendre, mais le nombre de personnes vivant sous le seuil d’extrême pauvreté (moins de trois dollars par jour) a été divisé par 2,5 en vingt-cinq ans 5 !
En 2000, les pauvres représentaient un tiers de la population mondiale, contre 10 % seulement aujourd’hui. En nombre absolu, on est passé de 2 milliards de pauvres à 800 millions. Concrètement, un pays comme le Brésil compte plus de 40 millions de pauvres en moins (l’équivalent de la population de l’Espagne). En vingt-cinq ans, la Chine et l’Inde ont réussi à faire sortir plus de 1,1 milliard de personnes de la pauvreté (700 millions en Chine, 400 millions en Inde).
Comment expliquer ces chiffres impressionnants ? S’il y a plus de riches et moins de pauvres, c’est que le gâteau a considérablement grossi, et les parts avec lui, pour presque tout le monde : la production mondiale a été multipliée par 2,5 en vingt-cinq ans. Derrière l’avalanche des chiffres, il y a des réalités faciles à observer. À la fin du 20e siècle, la Chine était un pays pauvre ; en une génération, des centaines de millions de gens sont sortis de la pauvreté. Regardez Pékin, Shanghai, mais aussi Mumbai ou Bangalore : les voitures, les immeubles de verre, les enseignes des grands magasins, les clients qui se bousculent un téléphone portable à la main.
Un monde bien moins violent qu’on le croit
Une autre évolution contre-intuitive de notre époque concerne la violence, ou plutôt la relative pacification des mœurs. Je sais que l’information a du mal à passer, mais j’ai encore vérifié ce matin : malgré les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, malgré les homicides et féminicides dont on entend parler tous les jours ici, la violence meurtrière dans le monde est historiquement basse 6 . Depuis l’an 2000, on compte en moyenne 500 000 morts par an dans les conflits armés et les homicides. 500 000, c’est beaucoup (comme si tous les habitants d’une ville comme Montpellier étaient abattus). Mais rapporté à la population, le taux de morts dans les conflits armés et les homicides est inférieur à celui de toutes les autres périodes de l’histoire. Le 20e siècle a été beaucoup plus violent. Pensez aux carnages des deux guerres mondiales : il suffit de regarder les listes de noms sur les monuments aux morts. Pensez aux massacres en Chine (60 millions de morts rien que sous Mao), aux génocides au Cambodge (2 millions de morts) et au Rwanda (800 000 victimes), aux guerres de Corée, du Vietnam, entre l’Iran et l’Irak. Sur les 8 milliards d’humains vivant aujourd’hui, seule une infime minorité est touchée par un conflit armé.
La criminalité ? Les règlements de comptes entre dealers, les féminicides, les tueries dans les collèges font la une de l’actualité. Et c’est une réalité. Mais une réalité grossie et amplifiée par le miroir déformant des médias, car les chiffres sont sans équivoque : le taux d’homicide dans le monde, stable depuis les années 2000 7, se situe à un niveau bien inférieur à celui du 20e siècle et des siècles précédents. Les crimes, à la ville comme à la campagne, étaient alors beaucoup plus nombreux 8.
Voilà le paradoxe : l’immense majorité des gens vivent dans un environnement pacifié. Mais à force de voir et d’entendre parler tous les jours de crimes, de guerres, d’attentats, de violences urbaines ou policières, on a le sentiment que le monde est à feu et à sang. Essayez pourtant de trouver une période de l’histoire moins violente qu’aujourd’hui.
Dimanche 4 octobre
Le siècle des femmes
Je poursuis mes investigations sur la mutation de la condition humaine.
S’il est une évolution qui mérite d’être soulignée, c’est celle de la condition féminine. Deux indicateurs suffisent à le montrer : l’éducation des filles et l’effondrement de la fécondité. Les données sont impressionnantes.
En un quart de siècle, le nombre d’enfants non scolarisés a diminué de près de 40 % 9. Historiquement, les filles étaient plus souvent privées d’école que les garçons : cet écart a quasiment disparu au niveau mondial. La parité est presque atteinte dans le primaire et le secondaire. Mieux : les filles sont désormais majoritaires dans l’enseignement supérieur mondial (114 femmes pour 100 hommes en 2024).
Bien sûr, des « poches d’exclusion » persistent : 133 millions de filles restent hors du système scolaire dans le monde, en particulier en Afrique subsaharienne. En Afghanistan, elles sont exclues de l’école. Mais ces exceptions ne sauraient inverser la tendance globale : la condition féminine s’améliore 10.
À la sortie de leurs études, les jeunes femmes ne sont plus affectées à une vie d’épouse et de mère. C’est là qu’intervient la deuxième tendance lourde : la chute de la fécondité.
Partout, les femmes s’émancipent du carcan familial. L’éducation et l’urbanisation les éloignent de leurs parents, le travail leur donne une indépendance économique, la contraception leur permet de choisir leur maternité. Cette chute démontre une émancipation globale, qui a débuté en Occident au siècle dernier et qui gagne aujourd’hui le reste du monde.
L’avènement d’Homo numericus
En une génération, nous sommes devenus des Homo numericus. Il y aurait tant à dire ! Je me borne à noter quelques étapes de notre symbiose avec le monde numérique.
Années 1980. Les microordinateurs se diffusent dans la population. Ils deviennent nos auxiliaires, au travail comme à la maison.
Années 1990. Les ordinateurs se connectent : c’est l’âge des mails et du Web.
Années 2000. Facebook naît en 2004, YouTube en 2005. Les réseaux sociaux et les plateformes séduisent des milliards d’humains. Leur attention est captée par des techniques conçues pour créer une addiction numérique. Les temps d’écran explosent.
2007. Steve Jobs présente le premier iPhone. C’est une révolution. Un téléphone ? Non, le monde dans votre poche. Le téléphone devient un objet magique à tout faire. Au cours des années 2010, les smartphones conquièrent la planète. Désormais, ils ne nous quittent plus. Ce sont nos compagnons de vie.
Mercredi 7 octobre
Le tableau serait incomplet si j’oubliais de mentionner que le 21e siècle, c’est aussi l’ascension de la Chine et, plus généralement, des BRICS, qui ont pris le relais des « quatre dragons » asiatiques, lesquels avaient eux-mêmes tourné la page du « tiers-monde ». Le 21e siècle, c’est aussi la montée des populismes et des nouveaux régimes autoritaires, dits « illibéraux », une certaine effervescence religieuse, les conflits au Sahel, l’écoanxiété, le boom de la course à pied, l’addiction aux séries, etc.
La mémoire est oublieuse et sélective. Comment pourrait-il en être autrement ? Le but d’une réflexion sur l’histoire n’est pas de se montrer exhaustif : la tâche serait impossible, et d’ailleurs inutile. C’est déjà beaucoup de souligner les lignes de force, de repérer les bifurcations et de penser l’articulation entre les phénomènes. De ce point de vue, l’histoire de ce premier quart du 21e siècle s’avère déjà assez riche et foisonnante pour qu’on puisse y exercer notre jugement.
En attendant la suite…
- Et peut-être plus, si on en croit de nouvelles estimations réalisées à partir d’images satellites. ↩︎
- « L’espérance de vie est quasiment revenue à son niveau d’avant la pandémie de Covid dans le monde » (Le Figaro Santé, 2 octobre 2026). ↩︎
- En découvrant ces chiffres, je ne peux m’empêcher de penser à la décision de Trump de couper l’aide américaine au développement (qui pourrait entraîner 14 millions de décès d’ici à 2030, selon The Lancet). C’est clair : Trump est un criminel. S’il existait un tribunal international jugeant les gens pour non-assistance à personne en danger, il serait désigné comme le responsable d’une hécatombe : des millions de personnes vont mourir faute de soins. À l’inverse, la fondation de Bill Gates, qui finance les campagnes de vaccination, fait de lui un bienfaiteur de l’humanité. ↩︎
- L’indicateur d’espérance de vie en bonne santé, ou « espérance de vie sans incapacité » (EVSI), a été mis au point dans les années 1970 ; il est aujourd’hui utilisé par l’OCDE (Panorama de la santé 2025). ↩︎
- Données de la Banque mondiale. Voir aussi l’Observatoire des inégalités : « L’extrême pauvreté dans le monde, qui avait fortement diminué, ne recule plus ». ↩︎
- Voir par exemple André Larané, « 2000-2021. Un monde moins violent que jamais… », Herodote.net (octobre 2026). ↩︎
- UNODC, Global Study on Homicide 2023. ↩︎
- Voir l’étude de référence de Manuel Eisner, « Long-Term Historical Trends in Violent Crime » (2003). ↩︎
- Unesco, Rapport mondial de suivi sur l’éducation 2026, en ligne. ↩︎
- Voir les rapports d’ONU Femmes, en ligne. ↩︎



