Début août, j’étais invité à la matinale de LCI pour parler de la baisse de la natalité en France. Les chiffres révélés par l’INSEE — plus de morts que de naissances en 2024, une première depuis 1945 — suscitent l’émoi. Que faire pour enrayer la tendance ? Ma réponse a surpris : la baisse de la natalité n’est pas un problème. C’est même une triple bonne nouvelle !
Première bonne nouvelle : pour la planète
La baisse de la natalité est mondiale. La France a même un taux élevé par rapport à la Chine, la Corée du Sud, le Japon, l’Italie ou l’Espagne. À moyen terme (2060-2080), le déclin des naissances entraînera celui de la population. Avant la fin du siècle, nous serons moins nombreux. Que nous soyons 6 milliards (2000), 4 milliards (1975) ou 1 milliard (1800), en quoi est-ce un problème ? Les humains sont loin de disparaître. La décroissance — et la baisse de l’empreinte carbone — viendra aussi de là : moins d’enfants, moins d’impact écologique.
Deuxième bonne nouvelle : la libération des femmes.
La baisse de la natalité est liée à leur autonomie. Les causes évoquées — coût des enfants, manque de crèches, congés parentaux, réticence masculine à partager les tâches, éco-anxiété — aggravent la tendance, mais la raison clé est que les femmes veulent mener leur vie, travailler, disposer de leur temps. La plupart souhaitent 1 ou 2 enfants, ce qui ne suffit pas à renouveler les générations.
Est-ce un problème ?
Qui paiera les retraites ? C’est surtout politique. Les pays qui refusent l’immigration (Japon, Corée) voient leur population décliner, alors qu’un réservoir de jeunes existe ailleurs, prêts à travailler et cotiser. Le blocage est rarement économique, souvent lié à la couleur de peau. Beaucoup devront revoir leur politique migratoire… ou dépérir.
Troisième bonne nouvelle : un autre rythme de société.
Un pays de vieux est-il forcément moins dynamique ? Les personnes âgées consomment et innovent moins. Mais avons-nous besoin d’innover sans cesse ? La course à la nouveauté n’a-t-elle pas atteint ses limites ? Ralentir pourrait être… une autre bonne nouvelle.




Entièrement d’accord, autant d’arguments à étudier sérieusement :
– baisse de l’empreinte carbone
– libération des femmes
– révision des politiques migratoires
– apaisement des conflits de territoires et de partage des ressources ?
– laisser plus de la place aux autres espèces vivantes ?