Après avoir été longtemps considéré comme une brute mal dégrossie, une sorte de « sous humain » précédant l’apparition de notre belle espèce, depuis trente ans, les chercheurs ne cesse de réhabiliter Néandertal. Il était beaucoup plus intelligent qu’on l’avait cru (son cerveau est d’ailleurs plus volumineux que le nôtre et il fallait être ingénieux pour survivre dans l’Europe de l’âge glaciaire. Chasseur émérite il savait exploiter les ressources disponibles (tout est bon dans le bison !) pour se fabriquer des outils et des couvertures. Son existence ne se limitait pas la simple survie : il enterrait ses morts, se confectionnait des colliers, et pratiquaient des rituels. Des indices révèlent aussi son sens de l’entraide.
Mais il y a une ombre au tableau : le cannibalisme. Plusieurs sites prouvent des pratiques cannibales précédés d’actes de violence sur ses victimes. Pour comprendre qui était vraiment Néandertal, on peut le comparer avec les Inuits, du début du 20ème siècle, sur lesquels ont possède des témoignages troublants. Ces chasseurs-cueilleurs confrontés eux aussi à des conditions écologique similaires étaient également ingénieux, accueillant solidaires avec les membres de leur groupe. Mais le taux de meurtres, infanticides étaient très élevé. Eux aussi pratiquaient de cannibalisme. La comparaison doit être fait avec prudence, mais si elle est valide elle ne ferait que confirmer ce fait. Néandertal n’était ni ange, ni brute mais un humain comme les autres : à la fois intelligent, créatif et solidaire, mais savait parfois être d’une brutalité extrême. Un frère en humanité en somme…
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