• Comprendre les humains pour mieux les supporter •
DOSSIER
La quête du bonheur
Si cette idée est juste, cela signifie que le bonheur n’est qu’une généralisation abusive (mais coutumière) consistant à transformer une expérience réelle – le fait de se sentir bien dans sa peau, d’être joyeux ou serein – en un idéal absolu : celui d’une félicité universelle. De là naît une quête de la voie royale vers ce « Bonheur » (avec un B majuscule). Plusieurs formules ont été proposées pour y accéder : dans l’Amour (lui-même avec un grand A), la famille, le travail, l’argent (ou au contraire la frugalité), la religion, etc. Les prémisses d’une « science du bonheur » existent depuis que des chercheurs tentent de déterminer les facteurs (économiques, sociologiques, psychologiques, neurobiologiques, etc.) qui rendent certaines personnes plus heureuses que d’autres.
Le bonheur : de quoi parle-t-on ?
« J’ai connu le bonheur, mais ce n’est pas ce qui m’a rendu le plus heureux », écrivait le malicieux Jules Renard. Joli paradoxe que l’on peut comprendre ainsi. On peut avoir « tout pou…